Le CMRTV soutient la Fondation Médias et Société www.media-society.org


Une organisation soutenue par l'UNESCO et la Fondation Hoso-Bunka (Tokyo)

Mise à jour : 11.12.2002

 

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  radiodiffusion d'état I ... publique I fondation I CMRTV I média électronique
et démocratie
 
  UNE AGENCE D'EVALUATION ET DE CERTIFICATION DES MEDIAS ELECTRONIQUES COMME AGENTS DU DEVELOPPEMENT SOCIAL  
  Au delà de leurs trois rôles traditionnels - information, éducation, divertissement -, les médias en ont bien d'autres : socialisation, mobilisation, chien de garde, lien entre les institutions, surveillance, miroir de la société, promotion culturelle, moteur du changement, nourriture du débat social et politique.

Nassanga Goretti Linda et Alowo Jane Frances, Université Makerere, Kampala


Le Conseil Mondial de la Radio-Télévision, une ONG canadienne défendant la radiodiffusion publique à travers la société civile, et la Fondation suisse Média et Société créent à Genève une agence d'évaluation et de certification de l'apport des médias électroniques à la démocratie et au développement social dans tous les pays du monde.

La transition vers la démocratie et la société de l'information implique que chacun ait accès à une information indépendante, impartiale, pertinente, qui lui parvienne dans sa langue et dans sa culture et qui lui donne le moyen d'apprécier objectivement la réalité proche et lointaine du monde dans lequel il vit.

Les conséquences de la tragédie du 11 septembre renforcent cette exigence incontournable.
 
  Les médias électroniques (radio, télévision et nouveaux service digitaux ) ont un rôle prédominant à jouer. La radio, dans les zones rurales, la télévision, dans les centres urbains, sont de très loin les principales sources d'information et de culture des hommes et des femmes à la surface du globe : les plus accessibles, même aux illettrés, les plus baignées dans la vie quotidienne. Selon le professeur polonais Karol Jakubowicz, la radiodiffusion est le moyen le plus universel et le plus efficace d'impliquer chaque citoyen dans un cadre de références partagées.


De la radiodiffusion d'état…

Dans leur grande majorité, les radio-télévisions sont aujourd'hui entre les mains des états, qui en ont fait des instruments de propagande. Ces " gazettes du gouvernement " ne sont pas crédibles

Beaucoup imaginent à tort que ce déficit peut être comblé par les radio-télévisions commerciales et le développement de l'internet., mais ni l'un ni l'autre de ces facteurs d'ouverture ne suffisent.

La radiodiffusion commerciale apporte la pluralité souhaitable des sources d'information, mais ses liens avec l'économie, souvent aussi avec le pouvoir politique, sa dépendance croissante vis-à-vis des multinationales de l'audiovisuel ne garantissent ni son autonomie, ni son souci de répondre aux besoins et aux attentes de la société où elle opère. La représentation des minorités, pas plus que l'universalité d'accès ne font partie de ses objectifs premiers.

L'internet, là où il n'est pas censuré, fournit une variété infinie d'informations, mais il est loin d'être accessible à tous : le fossé digital entre pays pauvres et pays riches ne se comblera pas de si tôt et le niveau de formation nécessaire pour se servir utilement de la toile reste l'apanage d'une minorité.

… à la radiodiffusion de service public

Seule une radiodiffusion de service public, ancrée dans la loi avec un mandat explicite, protégée par une instance de régulation indépendante du gouvernement, des partis politiques et du pouvoir économique, est à même de fournir à la société certains services indispensables : représentation des minorités, promotion des cultures nationales et régionales et en même temps du pluralisme culturel, création d'espaces de dialogue entre les intérêts opposés, prévention des conflits et réconciliation au lendemain de conflits, fourniture d'une information impartiale et indépendante, couvrant tous les sujets utiles aux citoyens, à toutes les couches de la population, indépendamment de l'âge, du sexe, de la religion, du revenu, du lieu d'habitation, de la langue, de la nationalité, etc.

La transformation de la radio-télévision d'état en radiodiffusion de service public est, dans le monde entier, une condition sine qua non du développement social et de la transition vers la démocratie et la société de l'information.

Fondation Média et Société

La Fondation suisse Média et Société s'emploie à dresser la liste des prestations audiovisuelles dont toute société a besoin et à établir les standards internationaux, adaptables aux conditions particulières de chaque pays, qui définissent la radiodiffusion au service du développement social.

Elle se propose de mesurer la place qu'occupe à cet égard la radiodiffusion de chaque pays sur l'échelle internationale et d'offrir aux gouvernements et aux radiodiffuseurs concernés une processus de certification leur permettant d'atteindre, sous le contrôle et avec l'appui d'une instance internationale neutre, le niveau nécessaire à la bonne gouvernance de leur société.

La Fondation Média et Société est soutenue par la Direction du Développement et de la Coopération du gouvernement suisse et par l'OFCOM, l'autorité de régulation de la radiodiffusion helvétique.

Visitez le site www.media-society.org

Conseil Mondial de la Radio-Télévision

Elle s'appuie sur le Conseil Mondial de la Radio-Télévision (CMRTV), une ONG canadienne qui défend la radiodiffusion publique à travers la société civile et qui bénéficie de l'appui de l'UNESCO et de la Fondation japonaise Hoso-Bunka.

Le CMRTV est piloté par un groupe stratégique de sept personnes : Micheline Vaillancourt, directrice de la TV régionale et des affaires régionales de Radio-Canada, Montreal, Ana Maria Miralles, Université Pontificia Bolivariana, Medellin, Vladimir Gaï, Division du développement de la communication, UNESCO, Paris, Abdelkader Marzouki, secrétaire général du CIRTEF (Conseil International des Télévisions d'Expression Française), Bruxelles, Javad Mottaghi, directeur d'AIBD (Asia-Pacific Institute for Broadcasting Development), Kuala Lumpur, John F. Musukuma, secrétaire général de la SABA (Southern African Broadcasting Association), Windhoek, Namibie, Pierre Wiehn, CSA (Conseil Supérieur de l'Audiovisuel), Paris, et Guillaume Chenevière, Président du CMRTV, Genève.

 
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