Assemblée générale du CMRTV, Montréal, 21.11.2003.

Une organisation soutenue par l'UNESCO et la Fondation Hoso-Bunka (Tokyo)

Mise à jour : 11.12.2002

 

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  critères I SMSI I projet du CMRTV I financement I assemblée générale  
  RAPPORT INTERMEDIAIRE DE FEVRIER 2002,
AUX MEMBRES PRESENTS ET FUTURS DU CMRTV
 
  Chères et chers collègues,

Le CMRTV avance, même si, de par la faiblesse de ses moyens, ce n'est pas à la vitesse que je souhaiterais.

Le but de ce message est de vous faire un rapport intermédiaire sur ce qui s'est passé depuis notre réunion de novembre dernier et de vous annoncer la prochaine assemblée générale du CMRTV à Montreal les jeudi 21 et vendredi 22 novembre prochains.

Le document en annexe, " Médias électroniques publics dans la société de l'information : un outil indispensable de la démocratie ", résume la situation concernant le projet d'agence d'évaluation et de certification.

1) Agence d'évaluation et de certification de la contribution
des médias électroniques au bon fonctionnement de la société

 
  La création d'un observatoire mondial des médias électroniques était l'un des objectifs les plus importants de notre réunion de novembre, mais je me suis aperçu que le vocable d'observatoire crée la confusion avec d'autres observatoires existants. Je l'ai abandonné au profit du terme " agence d'évaluation et de certification " ( en anglais : rating and certification agency), qui dit clairement ce que nous allons faire. La notion de certification est très importante, car elle permet d'assortir le diagnostic du paysage audiovisuel de chaque pays d'une proposition thérapeutique. Offert soit directement aux radiodiffuseurs, soit à leurs gouvernements, le processus de certification est une voie vers la réalisation d'un véritable service public. Bien entendu, ce processus de certification s'appuiera sur les organismes compétents dans les régions concernées, tel l'AIBD dans l'Asie-Pacifique. Je pense que de nombreux gouvernements pourraient être intéressés à financer la certification de leur radio-télévision nationale, pour bénéficier d'un label de qualité internationalement reconnu par un organe indépendant.


2) Critères d'évaluation

Le Professeur Balme, un spécialiste reconnu de la certification dans l'industrie, part de l'idée que des standards internationaux existent implicitement et qu'il s'agit de les formuler afin de constituer le tronc commun de toutes les certifications, même si le processus prend en compte les particularités régionales, voire locales.

Pour effectuer une première évaluation des standards susceptibles de mesurer les services qu'une société est en droit d'attendre de ses médias électroniques, M. Balme conduira des interviews de groupes dans cinq à six pays aussi différents que possible les uns des autres.

Ces interviews utilisent une méthode japonaise, perfectionnée au MIT, qui produit des résultats cohérents et comparables d'un groupe à l'autre, d'un pays à l'autre. Trois groupes seront réunis dans chaque pays pour représenter l'un les producteurs (gens de radio, de TV, des nouveaux médias), le deuxième les utilisateurs (auditeurs, téléspectateurs, internautes), le troisième les experts (universitaires, écrivains, régulateurs, etc.).

3) Measures of PSB Accountability

Paolo Baldi (UER) et Mark Ellis (The Knowledge Agency, Londres) ont préparé une recherche sur les éléments objectifs que les radiodiffuseurs européens fournissent à leurs gouvernements respectifs pour valider leur statut de service public. En s'adressant aux services de recherche des membres de l'UER, aux responsables de la stratégie institutionnelle des dits membres, aux organes de régulation et aux instituts de recherche, Mark Ellis entend recenser et collationner ce qui se fait, mais aussi motiver ses interlocuteurs sur la nécessité et les perspectives d'une collaboration internationale en la matière.

Le service rendu à la société par les radiodiffuseurs, justifiant leur statut de service public, ne peut se mesurer en termes de parts d'audience. D'autres critères doivent être retenus et popularisés, mais cela exige une volonté générale de tous les acteurs.

Pour le moment, nous n'avons pas les moyens de financer cette étude. Je travaille sur le dossier.

4) Sommet Mondial de la Société de l'Information
( WSIS, World Summit on the Information Society), Genève. Décembre 2003

Ce sommet de l'ONU, confié à l'Union Internationale des Télécommunications (UIT), rassemblera les chefs d'état, les PDG de l'industrie, et les représentants de la société civile.

La préparation du sommet est encore en plein brouillard. Une chose est certaine : contrairement à l'intention initiale des organisateurs, ce seront les contenus qui domineront les débats, pas la technologie.

Le CMRTV soutient la thèse que la radiodiffusion publique est une condition sine qua non de la société de l'information, car elle seule peut faire en sorte que la majorité des citoyens, dans la majorité des pays, disposent d'un niveau d'information leur permettant d'utiliser les nouvelles technologies à leur profit.

Le CMRTV entend rassembler toutes les organisations qui peuvent se rencontrer autour d'une telle plate-forme, car d'innombrables organisations tentent de faire valoir leurs intérêts au Sommet et il n'est guère possible de faire entendre une voix isolée. Vos suggestions sont les bienvenues.

5) Porter le projet du CMRTV

Grâce à Javad Mottaghi, j'ai participé à un séminaire de l'AIBD à Djakarta sur la transition de la radio-télévision d'état indonésienne vers le service public. J'ai également assisté au steering committee de PBI à Hong Kong, occasion de rencontres utiles avec des collègues du service public de divers pays.

Le projet du CMRTV rencontre partout un vif intérêt. J'ai reçu plusieurs mots d'encouragement d'anciens membres du CMRTV qui ont reçu le p-v de notre séance de Paris. Reinhard Keune, le spécialiste médias de la puissante fondation allemande FES, a rédigé un grand article intitulé " Toward a Global Public Sphere ", dans lequel il soutient fortement notre initiative.

6) Financement

La Fondation Hoso-Bunka et la Direction du Développement et de la Coopération du gouvernement suisse m'ont accordé environ 100.000 francs suisses en tout. J'espère aussi une subvention de l'OFCOM, l'autorité de régulation helvétique, et peut-être l'aide de l'UER. En regard des besoins et du court délai qui nous sépare du WSIS, d'autres ressources sont nécessaires. Si vous avez des idées, n'hésitez pas à m'en faire part.

7) Assemblée générale du CMRTV

Comme promis à Paris, nous organisons, grace à Micheline Vaillancourt et à Radio-Canada, une assemblée générale du CMRTV à Montreal les jeudi 21 et vendredi 22 novembre 2002.

Dans le cadre des 50 ans de Radio-Canada et des 30 ans de Radio-Québec, en collaboration avec l'Université du ¨Québec et le réseau Orbicom, Micheline a prévu une journée d'ateliers, le jeudi, sur le thème " La Radiodiffusion publique dans la société de l'information ".

Le lendemain vendredi aura lieu, le matin, l'assemblée générale du CMRTV, qui discutera le plan stratégique et qui nommera un nouveau conseil d'administration.

Le nouveau C.A. siègera l'après-midi du même jour.

Merci d'avance de votre appui, mais aussi de vos critiques et remarques. Je compte beaucoup sur vos réactions.

Très cordialement,

    
Guillaume Chenevière

 
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