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Pour certains, l'importance du diffuseur public est telle qu'ils
écriront, comme le fait le Britannique Anthony Smith en parlant
de la British Broadcasting Corporation - perçue par plusieurs
comme le berceau du service public -, qu'elle a " probablement
été le plus important des instruments de démocratie
sociale du siècle1 ".
C'est à l'explication des traits qui distinguent la radiotélévision
de service public qu'est consacré le présent document.
On y décrit ce qu'elle est, en définissant les principes
sur lesquels repose son existence. De ces principes découlent
certaines missions spécifiques, un mode de financement particulier,
une programmation distincte, de même qu'un rapport au "
public " qui lui est propre. L'objectif de ce document, qui
s'inspire de la documentation abondante qui existe à ce sujet,
est de présenter, en quelques pages et de façon concise,
aussi bien la raison d'être de la radiotélévision
publique que le modèle d'organisation sur lequel elle doit
reposer.
Un rappel historique permet d'abord de situer le modèle
public en le comparant avec le modèle d'État et
avec le modèle commercial. Cette étape est importante
pour comprendre les raisons qui ont présidé à
la mise sur pied des radiotélévisions publiques.
Ces motifs aident à saisir, malgré les nombreux
changements qui ont marqué l'évolution de la radio
et de la télévision, le rôle particulier qu'on
assigne encore aujourd'hui aux diffuseurs publics. La deuxième
partie du texte est consacrée aux principes qui fondent
le service public, au mandat et au financement d'un diffuseur
public. Les sections suivantes s'attardent au programme, à
l'organisation, à l'imputabilité et à l'évaluation
de la radiotélévision publique. La conclusion s'interroge
sur l'avenir du service public à l'ère du numérique
et de la fragmentation des auditoires qui l'accompagne. Le Canadien
Mark Starowicz estime le rôle de la radiotélévision
publique et son apport à la vie démocratique plus
importants que jamais : " La radiotélévision
publique est encore plus cruciale aujourd'hui avec la disparition
de l'espace public et la fragmentation des auditoires en petits
groupes d'intérêt particulier2 ".
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