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Autrement dit, Pierre Juneau a senti le besoin d'une réflexion
universelle afin de mieux agir au niveau local.
Ce projet visionnaire du CMRTV a été soutenu
dès le début par l'UNESCO. Il a aussi obtenu l'aide
de radiodiffuseurs publics tels la SRC/CBC ou la SRG SSR idée
suisse, de plusieurs ONG et de certaines associations d'auditeurs
et de téléspectateurs.
Le CMRTV a organisé plusieurs grandes conférences
sur la radiotélévision publique. La dernière
en septembre 2000 à Rabat (Maroc) sur le service public
en Afrique a conduit le CMRTV et l'UNESCO à publier la
Déclaration de Rabat définissant les buts d'une
radiotélévision publique au service du peuple africain.
Le CMRTV et l'UNESCO ont aussi publié en cinq langues (français,
anglais, espagnol, arabe et russe) une définition du service
de radiotélévision publique qui peut être
utilisée comme barème pour les diffuseurs et les
autorités réglementaires partout dans le monde.
(Ce document sera disponible à la réunion).
Durant les cinq dernières années, Pierre Juneau
s'est dévoué sans compter pour le CMRTV. Il a voyagé
partout dans le monde pour faire connaître et faire valoir
le bien-fondé du CMRTV et lui bâtir des appuis. Au
printemps 2001, il a proposé une nouvelle équipe
de direction : Guillaume Chenevière, anciennement directeur
général de la TSR, la télévision publique
de langue française en Suisse, et très actif au
sein des organismes de radiodiffusion publique est devenu président
et Micheline Vaillancourt, directrice générale de
la télévision régionale et des affaires institutionnelles
au réseau français de télévision de
Radio-Canada et ex-présidente du Conseil des Radio-Télévisions
d'Expression Française (CIRTEF) et membre du Bureau de
direction de la Communauté des télévisions
francophones (CTF) est devenue secrétaire général.
Un groupe stratégique a été formé.
Il se compose du président, de la secrétaire général,
de Javad Mottaghi, directeur de l'Asia-Pacific Institute for Broadcasting
Development (AIBD) et de Vladimir L. Gaï, de l'UNESCO.
L'objectif de ce groupe a été d'élaborer
un projet de plan stratégique pour le CMRTV, incluant une
évaluation des moyens nécessaires à sa réalisation.
Actuellement, le CMRTV n'a pas de structure opérationnelle.
Il dépend entièrement de la bonne volonté
de ses membres. Même si en cinq ans le CMRTV a maintes fois
prouvé qu'il répondait à des besoins réels
partout dans le monde, - pour reprendre les mots d'un représentant
local de l'UNESCO, "s'il n'existait pas, il faudrait immédiatement
l'inventer" -, il n'a pas encore trouvé le vaste appui
de la société civile qui lui permettrait de réaliser
ses buts ambitieux.
La mission du CMRTV
- Défendre l'idée de la radiotélévision
publique partout dans le monde par l'entremise de la société
civile
- Soutenir les valeurs et les services spécifiques de
la radiotélévision publique dans nos contacts
et relations avec les diffuseurs, les gouvernements et les autorités
réglementaires
- Promouvoir le concept de service public dans la programmation
et les activités de communication des diffuseurs
- Renforcer le concept de radiotélévision publique
là où il est menacé
- Aider à introduire le concept de radiotélévision
publique là où il n'existe pas
Pourquoi le CMRTV veut-il agir par l'entremise de la société
civile?
Dans la plupart des pays, la société civile est
confrontée à la grande menace de voir s'amenuiser
ou disparaître le domaine public où les citoyens sont
libres de se rencontrer et d'échanger. De plus en plus la
société accepte que des citoyens plus aisés
vivent dans un univers qui n'a rien à voir avec la réalité
de la majorité. Offrir un espace audiovisuel où chaque
citoyen est représenté et traité équitablement
est une façon évidente de contrer cette discrimination.
C'est là une des fonctions premières de la radiotélévision
publique et la société civile, première bénéficiaire
d'une telle contribution au progrès d'une société
et d'un débat démocratique, doit s'organiser pour
demander, obtenir et maintenir un tel concept. Cependant, la société
civile n'est pas souvent consciente du potentiel de la radiotélévision
publique et ne réalise pas l'usage qu'elle peut faire de
la radio, de la télévision et des nouveaux médias.
Agir par l'entremise de la société civile et l'animer
est un élément essentiel de la mission du CMRTV
Pourquoi le CMRTV veut-il lancer un mouvement international?
Face à la mondialisation des forces du marché,
particulièrement évidente dans le domaine audiovisuel,
le CMRTV entend activer un mouvement mondial égalitaire
qui démontre partout dans le monde le besoin d'un espace
audiovisuel public et d'un service de radiotélévision
publique. Il servira à établir des normes internationales
de bonnes pratiques et de rendement d'un service public et aidera
les services de radiotélévision publique de chaques
pays à se fixer des normes de performance. Il est également
essentiel d'agir à l'échelle planétaire pour
promouvoir le rôle décisif joué par la radiotélévision
publique dans la protection de l'identité culturelle de
chaque nation et de chaque région face à la forte
tendance de mondialisation de la culture.
L' organisation du CMRTV
À titre d'ONG soutenu par l'UNESCO, le CMRTV entend coordonner,
bonifier, lier et réseauter les organisations régionales,
nationales, interrégionales et/ou continentales qui poursuivent
les mêmes buts. Il n'est aucunement dans l'intention du
CMRTV de les remplacer ou de s'y suppléer.
Il a l'intention d'agir de concert avec les plus importantes
organisations internationales oeuvrant dans le domaine, tels l'UNESCO,
le CBA, l'AIBD, le CIRTEF, l'URTI, l'URTNA, l'EBU, l'ASBU etc.,
et aussi avec d'autres ONG qui agissent parallèlement comme
l'ACDI, l'ASDI, Friedrich Ebert Stiftung, Friedrich Naumann Stiftung,
Thomson Foundation, etc.
Il est reconnaissant de l'appui de radiodiffuseurs publics tels
SRC/CBC, SRG SSR idée suisse, etc.
Les membres du CMRTV devraient se composer principalement d'organisations
de la société civile et de personnalités
indépendantes issues du milieu académique, politique
ou culturel motivés à défendre l'idée
d'un service audiovisuel public.
Les conférences et autres événements organisés
par le CMRTV devront s'inscrire dans le cadre de conférences
ou d'événements internationaux ou interrégionaux
organisés par un organisme partenaire. Cette règle
de fonctionnement vise une plus grande efficacité et une
réduction des coûts, avec l'avantage d'ajouter une
perspective internationale à des initiatives plus ciblées.
La structure du CMRTV
Depuis sa création, le CMRTV tient une assemblée
générale annuelle avec ses membres qui ne représentent
qu'eux mêmes et non l'organisation à laquelle ils
appartiennent. Le CMRTV compte aussi un imposant conseil d'administration
(35 à 40 personnes), un bureau de 15 personnes, un président
et un secrétaire général.
Il n'y a pas d'employé salarié. Le CMRTV ne verse
aucun honoraire à ses membres dont la participation se
fait sur une base volontaire.
Bien que nous demeurons ouverts à cette structure ouverte
et souple du CMRTV, laquelle contribue à satisfaire au
concept et à l'idée de base du CMRTV, le besoin
se fait maintenant sentir de se doter d'une organisation plus
pratique et basée sur des projets concrets.
Dépendamment de la nature des projets, des équipes
d'experts devront être constituées pour atteindre
les objectifs fixés. Une unité de coordination,
également composée d'experts, sera mise en place
quand le nombre et la visibilité des projets le nécessiteront.
Nouvelle structure proposée
L'assemblée générale qui est une activité
assez coûteuse se réunira aux 2 ans, préférablement
à l'occasion d'une conférence ou d'un événement
organisé par le CMRTV. Le Conseil d'administration sera
réduit à 15 membres. Parmi eux, un comité
stratégique de remue-méninges composé de
5 à 6 membres remplacera l'actuel bureau. Chaque membre
de ce comité devrait représenter une région
du monde (ex : l'Asie du Sud-Est, l'Afrique du Nord
). Ce
comité aura à travailler étroitement avec
le président et son équipe.
Aux membres individuels devront s'ajouter des représentants
d'organisations partenaires, nommés sur une base individuelle,
mais ayant également la capacité de représenter
officiellement au C.A. du CMRTV l'organisation à laquelle
ils appartiennent.
L'assemblée générale élira le président
et les membres du conseil d'administration pour un mandat de deux
ans, renouvelable une fois. La prochaine assemblée générale
pourrait se tenir à Montréal en 2002-2003 à
l'occasion du 50e anniversaire de la télévision
de Radio-Canada/CBC. Entre-temps, un comité exécutif
sera constitué par l'actuel président.
Mode de financement proposé
Excepté le personnel de la Société Radio-Canada
mis gracieusement à la disposition du CMRTV, il n'y a pas
d'employé salarié. Les ressources pour réaliser
des projets spécifiques et même pour la tenue de
réunions devront venir des organisations partenaires. Aucune
source de revenu n'est disponible.
À l'avenir, les dépenses courantes devront être
financées à même un pourcentage de fonctionnement
prévu au budget d'un projet. Des contributions seront demandées
aux organisations partenaires et des frais d'inscription seront
exigés des membres individuels.
Le CMRTV sollicitera 10 donateurs intéressés à
investir chacun 10 000 dollars US pour assurer la base de financement
requise par ce projet d'envergure.
Ce ne sont pas les projets qui manquent pour répondre
aux besoins réels et urgents, mais il y a un manque flagrant
de ressources pour les mettre en uvre. Le CMRTV essaiera
à moyen terme de se créer un avoir afin d'assurer
son autonomie financière. Pour les dépenses de démarrage,
il faudra trouver des parrains dans les cercles suivants :
- Les services de radiotélévision publique et
les autres organisations de service public
- Les autorités réglementaires
- Les Ministères de la Culture
- Les associations d'auditeurs et de téléspectateurs
- Les organisations des pays du Nord qui font de la coopération
avec le Tiers-Monde
- Les Fondations qui poursuivent les mêmes buts
Budget estimé
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FS (francs suisses) |
| Secrétariat à temps partiel |
40 000.-
|
| Réunions (C.A., comité stratégique,
assemblée générale) |
20 000.-
|
| Communications (documentation, traduction, site
Internet) |
25 000.-
|
| Frais de déplacements |
20 000.-
|
| Frais de consultation |
25 000.-
|
 |
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| Total : |
130 000.-
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Indicateurs de rendement
Le CMRTV entend mesurer la réalisation de ses objectifs au
moyen d'indicateurs de rendements objectifs qui donneront aux parrains
la garantie d'une gestion efficace des ressources et d'un rapport
approprié entre les dépenses et les résultats.
Objectifs (2002-2004)
1) Construire les bases d'une organisation solide (structure,
financement, communications)
- Mettre en place la nouvelle structure
- Obtenir un financement adéquat
- Se doter d'outils de communication
2) Soutenir le développement du service public de radiotélévision
principalement par l'entremise de la société civile
- Promouvoir l'idée de service public à la radio,
à la télévision et dans les nouveaux services
de communication audiovisuelle
- Aider la mise en uvre d'un service public de radiotélévision
dans les pays qui en sont dépourvus et dans les pays
où il est en danger
- Aider les organisations de la société civile
à devenir un soutien efficace à la cause du service
public de radiotélévision dans tous les pays
- Créer un réseau de collaboration entre les institutions
oeuvrant dans le domaine de la recherche et du développement
en matière de radiotélévision publique
et soutenir par le fait même le service public par l'entremise
de la société civile
- Au besoin, être complémentaire ou bonifier les
activités des organisations interrégionales, internationales
et/ou continentales de la radiotélévision publique
3) Devenir un lieu privilégié d'observation et de réflexion sur
le service public de radiotélévision
- Informer de la situation du service public de radio et de
télévision partout dans le monde
- Encourager une réflexion universelle sur l'avenir de
la radiotélévision publique dans le nouvel environnement
numérique et socio-économique et sur le développement
de services publics dans le nouvel univers des services interactifs
personnalisés qui viennent compléter le paysage
audiovisuel
- Devenir un lieu de convergence concernant les expériences
les plus novatrices, les meilleures pratiques et les indicateurs
de rendement des services publics de radiodiffusion et ce afin
d'optimiser le concept de service public dans le monde
Plan d'action : les projets 2002-2004
- Définir et mettre en œuvre des mesures d'auditoires et d'autres
indicateurs spécifiques à l'évaluation du rendement d'un service
de radiotélévision publique et promouvoir des normes objectives
d'imputabilité
- Créer un observatoire de la performance des médias audiovisuels
au service du progrès social et de la démocratie dans tous les
pays du monde
- Développer un site Internet pour le CMRTV
- Organiser un séminaire sur l'état du service public de radiodiffusion
dans le monde (à Montréal à l'automne 2002, à l'occasion du
50e anniversaire de la télévision de Radio-Canada/CBC, premier
service de télévision publique en Amérique du Nord et à l'occasion
du 30e anniversaire de Télé-Québec)
- Utiliser la tribune
du Sommet mondial sur la Société de l'information qui se tiendra
à Genève en 2003 pour accentuer la visibilité du CMRTV
Activités principales
- Servir de forum, de lieu de dialogue pour les décideurs,
les diffuseurs et les représentants de la société
civile
- Faire le lien entre les organisations interrégionales,
nationales, internationales et/ou continentales qui poursuivent
les mêmes buts
- Promouvoir l'idée de service public de radiotélévision
par des publications, conférences, réunions et
autres événements
- Recueillir des fonds et autres contributions pour être
en mesure d'atteindre les objectifs précédemment
énoncés
Facteurs clé de succès
- Le concept et les buts du CMRTV sont généralement
acceptés, perçus comme utiles et même nécessaires
- Le soutien d'organisations internationales et suprarégionales
- Plusieurs projets actuels du CMRTV viennent compléter
et renforcer des initiatives existantes
- Une période clé dans le développement
de la radiotélévision publique : la révolution
numérique donne l'occasion idéale de confronter
et d'échanger ses idées, ses expériences
- Une période clé dans le développement
de la société civile : le débat sur la
diversité culturelle et l'indépendance de l'information
a atteint un momentum sans précédent
- Une période clé dans l'histoire du service public
de radiotélévision : plusieurs pays ont redécouvert
les mérites d'un service public de radiotélévision
et les limites d'un service audiovisuel abandonné aux
forces du marché
Principaux facteurs de risque
- Agir à l'échelle internationale ne facilite
pas la visibilité des activités du CMRTV
- Après cinq ans d'existence, le CMRTV n'a aucune base
de fonctionnement stable (pas de personnel et de ressources
fixes)
- Faible reconnaissance auprès de la société
civile et aussi chez les diffuseurs et les agences gouvernementales
- Le concept de service public de radiotélévision
est souvent perçu comme une notion du passé; il
y a donc ici danger que le CMRTV utilise un langage du passé
pour défendre sa vision
- La valeur ajoutée du CMRTV n'est pas facile à
vendre aux diffuseurs traditionnels qui craignent de nouvelles
contraintes dans la conduite de leurs affaires
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